Vexée pourquoi ? Vexée parce que. Vexée dans la vie en général. Que les choses, et les gens ne soient pas à la hauteur de ce que j’avais espéré. Et aussi d’avoir le vent dans le nez, que ça décoiffe ma frange. Ce matin, la lumière agresse particulièrement mes yeux.
Un ami m’a dit : « C’est toujours mieux de passer la nuit avec quelqu’un que tout seul ». Mauvaise réponse, recalé. Tristesse. C’est un peu comme chanter à la gueule de quelqu’un :
I’m waiting for someone and it’s not you
I want her to be around
But it’s not you
We do share some good time you and I
But funny is not enough as days go by
Close your eyes when we kiss,
Cause I don’t want you to see
That you’re not the one that I miss,
When I look at you with envy
"Your eyes when we kiss" de Hey Hey My My, c’est beau à pleurer mais c’est des coups à déprimer.
J’ai regardé à l’intérieur de moi, vu qu’il n’y avait personne d’autre à côté, et j’ai parlé en tête à tête avec mon cœur :
- Ça ne me suffit plus Justine, l’accélération cardiaque du coït ne m’excite plus, je veux vivre quelque chose de fort à m’en faire péter les artères, je veux m’emballer à en avoir le souffle coupé.
- N’aie pas peur mon cœur, tout peut encore arriver. Ce sont les autres qui ont les artères bouchées. Je suis entière, il ne pourra pas m’avoir à moitié.
- Mais il t’a eu patate crue.
- Non, c’est même pas vrai.
- Je ne suis qu’un cœur, mais je sais qu’on n’attrape pas les filles avec du vinaigre.
- Je ne suis qu’une fille, et je sais que je ne me laisserai pas attraper par un cœur de petit branleur.
Mon grand défaut, c’est d’imaginer les dialogues à l’avance. Souvent, dans la rue, je regarde les grandes fenêtres des immeubles parisiens, je ne cherche personne du regard, j’imagine des vies sous les plafonds des salons éclairés. L’autre jour, j’ai bien failli me faire écraser.
Il faut que je relève la tête parce que sinon je vais peut-être finir par y pleurer toute seule à l’intérieur. Je repars la tête haute, le soleil dans les yeux, le regard bien loin, plongé dans le truc inconnu qu’on appelle demain.
5 commentaires:
gazette, j'te kiff
Tu laisses ton coeur te traiter de "patate crue" toi?
oui oui oui, mille fois oui.
ahah, justine, il manque une photo de célia et toi je trouve, enfin, je veux dire LA photo quoi
elle irait tellement bien avec ton titre :)
Faut bien l'écouter son cœur d'artichaut... quitte à se faire traiter ! c'est quand même lui la cuve à bonheur (qu'il faut toujours veiller à ce qu'elle ne se vide pas entièrement !)... admettons que la jauge déconne un peu parfois...
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