dimanche 2 mars 2008

Gazette de Paris #13

Comment dire non à Mon Chéri

(http://a-dream-like-this.blogspot.com/)

Un. Deux. Trois Mon Chéri. Je pioche inlassablement dans la boîte, avachie sur le canapé. Je les prends les uns après les autres, les déballe sans trop de précaution, sans distinction, petite liqueur et cerise, je goûte à nouveau mais pas de doute, vous êtes vraiment tous identiques. Et c’est la grande différence entre toi et moi, Mon Chéri, entre les filles et le chocolat, tu ne peux pas me partager, me remplacer ou m’interchanger. Sache que ça m’énerve autant que d’attendre au feu rouge, d’être bloqué dans les escalators ou de me prendre les pieds dans les escaliers.
Vous ne voulez pas juste arrêter de piocher dans ce que vous croyez être une énorme boîte de bonbons chocolatés ?
- Hier, j’ai pris moka, mais ce soir, je me taperais bien une petite friandise plus dans le style praliné.
- C’est pratique comme ça si moka n’est pas là, tu peux toujours appeler sa copine pralinée.
Ba ouais, pourquoi pas. Qu’est-ce que l’on risque ? C’est la crise de foie assurée.
Moi, perso, je vais partir à la recherche d’un Mon Chéri édition série limitée. Mais pas cette semaine, j’étais trop fatiguée. Jeudi, j’ai bien essayé de me taper Romain Duris à l’after show de Sébastien Tellier, mais je suis pas sûre, je crois qu’il m’a pas trop regardé… De toute façon Tom m’avait prévenu :
- L’amour, c’est compliqué.
- C’est bien vrai ça mon bon ami, d’ailleurs, si je peux me permettre, y’a plus de saison.
Ce soir-là, chez Jeannette, Bethsabée (mucho) nous explique qu’elle s’est fait larguer par texto : « Tu suces mal, je te quitte ». Ha, enfin une vraie bonne raison de se faire jeter. Et pas encore une de ces excuses qui craignent telles que : je ne t’aime pas.
Du coup vendredi, je me suis dit que les amis y’avait que ça de vrai. Surtout quand ces amis sont des garçons qui m’aiment, qu’un d’entre eux est d’origine arménienne et sait préparer un couscous aux boulettes capable d’éponger la vodka jet. Ceux-là me nourrissent vraiment, ils m’expliquent la règle du trois B au PP, du mec branleur, branché et finalement franchement brancal… Je repars, deux fois plus grosse, mais heureuse.
Le soir même, je suis de nouveau soûle dans une soirée, de nouveau assise sur un canapé. Je suis à côté du cousin tchèque de Petra, il m’explique qu’il baise avec sa kiné, juste avant de me demander quel cadeau offrir à sa femme pour son birthday… Je suis bouche bée. J’ai bien envie de lui dire de lui offrir une bonne paire de ciseau pour qu’elle puisse lui couper les couilles, comme ça pour rigoler. Mais non, je fais juste semblant d’écouter. Pendant ce temps-là. Je regarde mes ongles vernis qui sont en train de s’écailler, mais où je peux encore voir écris chacun de vos noms, je me demande ce qu’il s’est passé, et je me dis en chantant sur Pipiloritti Rist : I don’t wanna fall in love …. With you.
En ce moment, c’est un peu n’importe quoi. Je comble les vides, un livre ouvert à mes côtés, j’écoute Sébastien Tellier et la météo marine, manquerait plus que j’allume la télé. Et puis dans ma tête, ils crient tous plus fort les uns que les autres. Est-ce que l’on peut faire taire ces petites voix. Je voudrais que ce soit simple parfois, aussi simple que l’eau qui coule sur ma soupe Royco instantanée.
Quatre, cinq, six, huit, dix, vingt-six, je finis de me soûler au Mon Chéri. Et demain, c’est certain, j’irai m’acheter des petits cœurs de Belin.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

pas si mal ces couleurs en fait !

Miss rayée a dit…

merci

Eugénie a dit…

Hey, darling girl, retape ton vernis et retourne à la recherche de celui qui saura t'offrir (et partager avec toi au lit entre deux love sessions....!) une boite des meilleurs chocos du moment : ceux de chez Auzou ! pense quand même à prendre une bonne paire.... de ciseaux dans ton sac de dame... on ne sait jamais !

Anonyme a dit…

oui, joli le gris tres bonne idée