jeudi 17 janvier 2008
Gazette de Paris #6
Tu me fuis, je te fuis
“Le mariage était le seul antidote durable à la psychologie. Après toutes ces années de psychologie, après ces années où –pour le dire vite- son activité la plus personnalisée était d’attendre les coups de fil de garçons qui n’appelaient jamais, et parallèlement d’attirer quantité de barjots, après ces années consternantes, elle prit des cours d’un art martial ultraviolent, un mélange de boxe thaïe et de lutte géorgienne. Elle appris à tuer du revers de la main, acheva son analyse, eut quelques amants agréables et rencontra Diego au comptoir d’un bistrot”. Ça, c’est la vie de l’héroïne d’un roman de Marie Darrieussecq, moi, je ne me marie pas. Je vais à la Java le samedi soir, me demander ce que je fous entourée de fluokids de 17 ans et demi tout en me disant qu’il y a un problème de coordination, je lis “Confession d’une groupie” (j’ai encore beaucoup à apprendre de Pamela Des Barres. Quoi que… Vous croyez qu’un jour je raconterai dans un livre qu’à 17 ans et demi, je rentrais avec le batteur de Prefab Sprout, complètement défoncée, dans un quartier de Londres que je ne saurais jamais retrouver…?) et sinon, je fais du yoga. Je suis plutôt soft vous en conviendrez, ce n’est pas le bikram qui va vous tuer les mecs. Vous avez de la chance, je me suis un peu calmée. Je ne vous en veux plus d’exister, je ne vous souhaite même plus une mort violente suivie d’une ablation des parties intimes (ou l’inverse), en tout cas plus pour des erreurs que vous n’auriez pas commises… (progrès considérables, dont je ne suis pas peu fière). Mais vous emballez pas, je peux très bien me mettre à la boxe française pour botter le cul des vrais mauvais, ceux qui méritent toujours une vengeance proportionnelle à leur connerie. Je ne parle pas de coeurs brisés (je mets un “s” parce que j’ai plusieurs coeurs), le plus souvent j’ai affaire à des chagrins d’amour-propre, pas de sang, pas de drame, juste mon ego enfermé dans une petite boîte qu’on secoue très fort et qu’on écrase sous son talon. Mais pourquoi suis-je perpétuellement attirée par l’archétype du mec qui se la pète. En plus il est intelligent, il m’emmène au cinéma pour me faire croire qu’il est apparu dans ma vie pour cultiver mon sens critique et partager avec moi son goût pour la cinématographie, ce qui me laisse à penser qu’il ne me baise pas que pour mon cul, mais malgré tout… si. L’erreur est humaine (et parfois bien agréable). Mais en ce moment, baiser est un gros mot, fuckfriend est à la mode, ça me déprime. Qu’est-ce que vous allez faire de moi ? Enfin, vous en avez sans doute un peu rien à foutre, mais moi, quand même, ça m’intrigue… Célia me dit d’arrêter “Chez Jeannette” et de m’inscrire au Rotary Club, très drôle. Non, mon hygiène de vie consistera à suivre à la lettre :
1. mon horoscope facebook : You will have to pass up an opportunity you were excited about, but in the end it will be better for you (j’ai du mal à comprendre comment facebook peut être tellement en phase avec ma vie).
2. ma nouvelle règle d’or : J’te plais, je trouve ça cool, j’suis pas amoureuse, j’te laisse. Tu me plais, je trouve ça cool, mais tu me fais peur, j’te laisse. C’est décidé, j’arrête le “tu me fuis, je te suis…”, ça ne me fait plus rire. Pour résumer, je fuis, un peu, et surtout, dans tous les cas, et plutôt que les mecs, je suis mes intuitions. Il n’y a pas si longtemps, je marchais et je me suis demandé si je pouvais lui faire confiance, et là, j’ai trébuché et j’ai su. Comme quoi, se faire un bon croche-patte vaut toutes les madames soleil du monde.
“Le mariage était le seul antidote durable à la psychologie. Après toutes ces années de psychologie, après ces années où –pour le dire vite- son activité la plus personnalisée était d’attendre les coups de fil de garçons qui n’appelaient jamais, et parallèlement d’attirer quantité de barjots, après ces années consternantes, elle prit des cours d’un art martial ultraviolent, un mélange de boxe thaïe et de lutte géorgienne. Elle appris à tuer du revers de la main, acheva son analyse, eut quelques amants agréables et rencontra Diego au comptoir d’un bistrot”. Ça, c’est la vie de l’héroïne d’un roman de Marie Darrieussecq, moi, je ne me marie pas. Je vais à la Java le samedi soir, me demander ce que je fous entourée de fluokids de 17 ans et demi tout en me disant qu’il y a un problème de coordination, je lis “Confession d’une groupie” (j’ai encore beaucoup à apprendre de Pamela Des Barres. Quoi que… Vous croyez qu’un jour je raconterai dans un livre qu’à 17 ans et demi, je rentrais avec le batteur de Prefab Sprout, complètement défoncée, dans un quartier de Londres que je ne saurais jamais retrouver…?) et sinon, je fais du yoga. Je suis plutôt soft vous en conviendrez, ce n’est pas le bikram qui va vous tuer les mecs. Vous avez de la chance, je me suis un peu calmée. Je ne vous en veux plus d’exister, je ne vous souhaite même plus une mort violente suivie d’une ablation des parties intimes (ou l’inverse), en tout cas plus pour des erreurs que vous n’auriez pas commises… (progrès considérables, dont je ne suis pas peu fière). Mais vous emballez pas, je peux très bien me mettre à la boxe française pour botter le cul des vrais mauvais, ceux qui méritent toujours une vengeance proportionnelle à leur connerie. Je ne parle pas de coeurs brisés (je mets un “s” parce que j’ai plusieurs coeurs), le plus souvent j’ai affaire à des chagrins d’amour-propre, pas de sang, pas de drame, juste mon ego enfermé dans une petite boîte qu’on secoue très fort et qu’on écrase sous son talon. Mais pourquoi suis-je perpétuellement attirée par l’archétype du mec qui se la pète. En plus il est intelligent, il m’emmène au cinéma pour me faire croire qu’il est apparu dans ma vie pour cultiver mon sens critique et partager avec moi son goût pour la cinématographie, ce qui me laisse à penser qu’il ne me baise pas que pour mon cul, mais malgré tout… si. L’erreur est humaine (et parfois bien agréable). Mais en ce moment, baiser est un gros mot, fuckfriend est à la mode, ça me déprime. Qu’est-ce que vous allez faire de moi ? Enfin, vous en avez sans doute un peu rien à foutre, mais moi, quand même, ça m’intrigue… Célia me dit d’arrêter “Chez Jeannette” et de m’inscrire au Rotary Club, très drôle. Non, mon hygiène de vie consistera à suivre à la lettre :
1. mon horoscope facebook : You will have to pass up an opportunity you were excited about, but in the end it will be better for you (j’ai du mal à comprendre comment facebook peut être tellement en phase avec ma vie).
2. ma nouvelle règle d’or : J’te plais, je trouve ça cool, j’suis pas amoureuse, j’te laisse. Tu me plais, je trouve ça cool, mais tu me fais peur, j’te laisse. C’est décidé, j’arrête le “tu me fuis, je te suis…”, ça ne me fait plus rire. Pour résumer, je fuis, un peu, et surtout, dans tous les cas, et plutôt que les mecs, je suis mes intuitions. Il n’y a pas si longtemps, je marchais et je me suis demandé si je pouvais lui faire confiance, et là, j’ai trébuché et j’ai su. Comme quoi, se faire un bon croche-patte vaut toutes les madames soleil du monde.
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